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Alors qu'au PS , l'apparente sérénité affichée après La Rochelle cache encore bien des dissensions, qu'à l'UMP l'Université d'été de Seignosse n'a pas réussi à dissiper la cacophonie qui règne sur la plupart des sujet brûlants, à La Grande Motte, ce fut pour le Modem, trois jours de pur régal qui ont permis aux militants de repartir gonflés à bloc pour construire cette alternative à laquelle ils aspirent. Si je devais traduire par trois mots ce que j'ai retiré de cette rencontre, je dirais : Vitalité, discernement, combat {jcomments on}
Vitalité car nous n'avons jamais été aussi nombreux : plus de 2300 inscrits venus de toute la France pour écouter, réfléchir, construire un projet crédible qui réponde à leurs attentes. Discernement : à la moité du mandat présidentiel, plusieurs constats s'imposent, inégalités croissantes, main mise du pouvoir sur tous les centres de décision ( justice, médias, industrie, finances...), dette abyssale non seulement financière, mais également démographique .Ce ne sont pas des opinions, mais des faits dont nous devons mesurer les conséquences sur les générations futures. Combat : le discours de clôture de François Bayrou était une réponse concrète aux questions soulevées lors des forums dont la teneur était d'une qualité exceptionnelle. Les intervenants issus pour beaucoup de la société civile ont élevé le débat citoyen en plaçant la réflexion au-dessus de la politique politicienne. Ils nous ont donné à penser sur des sujets aussi fondamentaux que le développement durable, la crise financière, la santé, le rôle de l'Europe en Afrique et au Proche-Orient.. Jean-François Kahn et Jean-Claude Guilbaud, nous ont mis en face de nos responsabilités, chacun avec leur tempérament, sachant utiliser l'humour pour traduire la complexité des problèmes auxquels nous sommes confrontés. Pour Kahn, le centrisme n'est pas au milieu car lorsqu'on est confronté à deux mensonges, se placer au milieu est un double mensonge, et s'il y a vérité, elle est à un autre endroit. Quant à Guilbaud, face aux quatre révolutions économique, numérique, génétique et écologique, nous ne pouvons réagir qu'avec de la conviction, de l'engagement, et de la détermination. Orientations du Modem J'appréhendais un peu que l'intervention de François nous replace dans une autre forme de combat, ramenant la politique à une histoire d'alliance. Et là, je dois reconnaître qu'il a fait un sans faute en pointant le sujet uniquement sur l'avenir de la France. Deux ans, c'est très court pour décider du choix de société que nous voulons construire et il n'y a que deux camps, soit reconduire l'équipe actuelle avec son cortège d'injustices qui mène les Français à la désespérance, soit construire une alternative crédible pour apporter à nos concitoyens un monde plus juste et plus équitable. Nous ne ferons pas triompher nos valeurs si nous n'entamons pas un dialogue avec tous ceux qui veulent un changement, c'est pourquoi François propose d'engager un débat public, même avec ceux qui ne pensent pas exactement comme nous. Aucune formation politique ne détient à elle seule la clé et François de reprendre à son compte la citation de Jean-Claude Guilbaud à propos de Pierre Claverie, l'évêque d'Oran assassiné en 1996 : « J'accepte l'idée que vous puissiez avoir une part de vérité, et spécialement celle qui me manque; » En effet, si nous pensons la même chose, c'est que nous ne pensons rien a ajouté François et de faire une OPD ( opération de guerre ) au sectarisme, sorte de racisme des idées, qui exclue le dialogue et qui de ce fait, est la meilleur allié du pouvoir actuel. Des raisons d'espérer Un grand espoir est devant nous quand on relève qu'après l'Amérique, c'est au Japon d'amener au pouvoir les démocrates après 51 ans de présence des conservateurs et que l'Inde elle-aussi a rejoint l'alliance mondiale des démocrates. Mais ce qui m'a le plus encore frappée lors cette troisième Université de rentrée, ce sont les réponses de nombreux militants que j'ai interrogés : tous avaient conservé leurs convictions de départ, et même plus, ils étaient prêts au combat. Ce sont eux qui constituent le plus grand nombre des votants , ces anonymes qui ont pris leur carte, qui se sont déplacés en nombre, malgré le coût ou les contraintes de la rentrée et leur ferveur contrastait avec les réserves exprimées par certains responsables régionaux plus intéressés par leur investiture aux régionales que par le projet politique qu'il nous reste à mettre en pratique.
Domitille M.
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