Le départ Jeudi 9 Septembre vers 13H ! (photos du départ)
LIVRE DE BORD
Arka! a terminé son périple et est arrivé à Capbreton le 25 Juillet 2000 à 10h30. Sa famille et ses amis attendaient les valeureux Arkanautes qui le lendemain avaient droit au député-maire, la presse et la radio... mais ce n'est pas fini et il y aura d'autres aventures des Arkanautes dans le futur ...
2001 - Didier est coopté pour être 'Frère de la côte'
Février 2003 - Vente d'Arka à un couple de Suédois
Juillet 2003 - Josette et Didier recommencent à
construire un bateau un peu plus grand qu'Arka.
La coque a été commandée au chantier Garcia, Didier découpera toutes les
pièces et réalisera l'aménagement.
Novembre 2003 - la coque va bientôt être finie et sera retournée à l'endroit...
2005: la coque quitte la Normandie pour la région parisienne...
Février 2006 : encore un an de travail...
Départ pour le tour du monde avec passage Atlantique-Pacifique
par le Nord en 2007
Envoyer un message d'encouragement à Josette&Didier
Les cartes: Terre de feu,Antarctique , Sud-Argentine,Bases en Antarctique,Antarctic
En attendant ... , les photos des autres: Antarctic Peninsula , Deception Island , Baie Paradis et ses manchots , île Cuverville, Je veux voir des pingouins et d'autres bêbêtes, îles Melchior l
Les premières photos du voyage (24) entre Lorient et les îles du Cap-Vert...
N.B. Ci-dessous uniquement les 4 dernières transmissions du journal de bord, étapes précédentes ou en cours cliquer sur la ligne de l'étape
Autres sites Informations/Photos sur les îles en cliquant sur: Porto Santo, Cap Vert, Valdes Peninsula, Ushuaïa, le passage de Drake, le canal de Lemaire, île Paulet, Falkland, Géorgie du Sud, Grytviken, Gough, Tristan..., Saint-Héléne, Ascension
Livre de bord de l'étape en cours
Réception n°52 du 17 Juillet 8h : J de B escale aux Açores
Escale aux Açores TOC ! TOC ! TOC ! ARKA ! ARKA ! TOC ! TOC ! TOC ! Des coups donnés sur la coque et une voix inconnue nous réveille un peu plus tôt que prévu. " Bonjour, ça va ? Les autorités m'ont demandé de vous prévenir qu'elles vous attendent sur le quai " L'homme en short, debout dans son annexe ajoute qu' "ils " sont très gentils, il n'y a pas de problème. Comme ils sont gentils, nous prenons le temps de déjeuner avant de gonfler l'annexe et rallier le quai. Leur comportement est effectivement à l'opposé de celui de leurs collègues d'Antigua ou Barbuda: aimables, souriants et pas fainéants. Ici, douaniers et policiers manient eux-mêmes le stylo pour remplir les différents formulaires. Le capot de leur imposante voiture tout terrain se transforme pour l'heure en bureau de campagne, et en quelques minutes tout est réglé ou presque. Il nous reste à payer la taxe de balisage, en " escudos ".N'ayant pas encore changé d'argent, la consigne du douanier reflète bien l'atmosphère que nous allons trouver : " déposez-la au café Beira Mar avec le nom du bateau ! ". Lentement nous montons vers le village. Partout des fleurs jaunes, rouges tranchent sur le vert vif dominant. Les maisons sont trapues, basses, aux murs en pierres brutes ou peints en blanc, toutes coiffées de tuiles rondes. Les plus vieilles s'ornent de cheminées imposantes. A l'image des hommes du pays, elles ne sont pas hautes, mais massives et larges d'épaules. Tout est d'une propreté exceptionnelle. Comparativement, la Suisse passe pour une poubelle ! Après avoir trouvé la banque, nous poursuivons vers le haut du village en remontant une rue pavée de pierres noires. Un cavalier flanqué de 2 gros bidons de lait nous dépasse dans le claquement régulier des sabots. Voilà un bruit diablement plus sympathique qu'une pétarade nauséabonde ! Nous entrons dans le super " mercado ". Difficile de trouver un tel assortiment d'articles variés dans une surface moindre. De la bétonnière aux couches en passant les décorations de gâteaux de fête, l'ameublement, la verrerie, l'alimentation, les vêtements et les chaussures, tout y est ! Dans la rue, les tracteurs font la queue devant l'unique pompe à carburant. L'ambiance est amicale, et partout le " bon dia " est de rigueur. Après avoir acheté du pain et des fruits, nous redescendons vers le port, en n'oubliant pas de faire un arrêt au café Beira Mar. Là , nous faisons connaissance avec Peter et Cathy arrivés eux aussi la nuit dernière. L'escale d'ARKA ! à Florès va durer beaucoup plus longtemps que nous ne le pensions initialement. Difficile de quitter cette île où tout se conjugue pour vous permettre de retarder honorablement le départ... Il y a d'abord la gentillesse des îliens. Ensuite, l'ambiance qui règne entre les différents équipages est franchement très agréable (tous viennent de traverser l'océan, essentiellement des Bermudes). Enfin, le paysage est un vrai régal : au-delà du village qui domine le port, sans pour autant l'étouffer, la verdure à perte de vue. Les champs montent à l'assaut des sommets en ordre parfaitement dispersé, et si la géométrie y perd toute sa rigueur, le plaisir de l'oeil, lui, est comblé. Florès porte bien son nom : des fleurs partout, jaunes , rouges ou bleues. Sur les hauteurs les hortensias pullulent littéralement, et à certains endroits, ce n'est plus le vert, mais le bleu qui domine aussi à terre ! José nous fait visiter son île de long en large. A plusieurs nous embarquons dans la bétaillère de son pick-up, et tantôt dans les nuages, tantôt au soleil, mais toujours en plein air, nous traversons les plateaux de lac en lac. Nous faisons aussi de longues promenades à pied qui sont autant d'occasions de rencontres. Dans un pré minuscule une vache meugle, c'est l'heure de la traite. Sorti de sa maison un paysan arrive avec un bidon de lait vide, nous engageons la conversation. Il a travaillé quelques années en France, et appelle sa femme. Puis le fils arrive. Enfin se sont les petits enfants. La vache proteste de plus belle, et maintenant que nous sommes en bonne compagnie, l'homme au bidon de lait va la traire. La conversation dure. Puis la femme s'absente et revient avec un choux et 3 salades de leur potager... Le lendemain nous reviendrons leur offrir à notre tour du pâté du Sud Ouest. Là , Nuno, le fils, nous a raccompagné en voiture, car nous étions trop chargés entre les 2 sachets de viande congelée (de leurs vache et cochon) et l'énorme sac de pommes de terre qu'ils voulaient absolument nous voir embarquer... quelle gentillesse ! !...Le week-end qui suit notre arrivée il y a une fête, et le samedi soir un orchestre local a fait danser tout le village jusque tard dans la nuit, uniquement au rythme des musiques du pays. De temps en temps l'orchestre s'interrompt pour une vente aux enchères particulière : de gros gâteaux qui trouvent preneur l'un après l'autre. Celui aux ananas déchaîne les gourmands, et l'enchère grimpe allègrement ! Le lendemain un repas réunis tous les villageois. Les équipages qui le souhaitent sont conviés, et nous ne nous le faisons pas dire deux fois ! Le cérémonial est simple : les immenses tables sont occupées par les convives au fur et à mesure de leur entrée dans la salle, avec pour seul souci de ne pas laisser de place vide. Les statues du Christ et de St Pierre, dont c'est le jour de fête, sorties de l'église pour l'occasion, président le repas. Est-ce l'ambiance ? leurs visages ont un air bonhomme ! Sur les tables, des soupières remplies de larges tranches de pain trempées dans du bouillon, des plats de poissons variés cuits au court bouillon (St Pierre était pêcheur nous explique-t-on, alors....), des pommes de terre, une sauce à l'ail, des bouteilles de vin, d'eau et de jus de fruit. Chacun se sert, se ressert et tout le monde se régale ! ! Un autre jour, nous invitons à bord d'ARKA ! les équipages des voiliers présents pour une " chocolate cake party " (désolé, nous sommes les seuls français, alors...). Tous répondent présent, et par ordre d'arrivée sur le pont : Sue et Paddy de " Céladus ", Suzanne et John de " Démara ", Dan de " Moxie ", Sarah et Christian de " Cukoland ", Sue et Fergus de " Pylades ", Cathy et Peter de " Leto ", viennent amarrer leurs annexes à l'arrière d'ARKA ! qui n'en revient pas :7 annexes et 13 personnes dans le cockpit. Qu'est-ce qu'ils me font pas faire ? En tout cas nous passons une autre bonne soirée, et ce n'est que fort tard que certaines annexes rejoignent leur bord. Le 6 juillet, Pascale et Alain nous rejoignent. José a eu la gentillesse de nous emmener à l'aéroport pour les attendre, et sitôt débarqués de l'avion, ils embarquent dans la bétaillère pour un tour de l'île avant de rejoindre ARKA ! Pas de chance, le vent a tourné au NE, seul secteur pour lequel le port n'offre aucun abri. La nuit est agitée, et le lendemain après midi ayant eu confirmation que le vent de NE allait durer plusieurs jours, nous levons l'ancre pour Faja Grande situé sur la côte Ouest de Florès. A bord nous sommes ....8 ! José accompagné de 2 amies, ainsi que Cathy partie ce matin, et revenue chercher du linge laissé à la laverie, nous accompagnent. Traversée sans histoire, et mouillage dans une baie splendide, ouverte sur le couchant. Le temps passe vite, entre les longues balades à pied, la réparation du pilote (Pascale et Alain ont amené plusieurs pièces que nous changeons, et il semble fonctionner normalement), les discussion avec les copains " bateaux " de Lagès, tous arrivés ici les uns après les autres. Samedi, nous sommes prêts, mais autant attendre lundi pour partir, et aller à la fête demain . José et Ana viennent nous chercher en voiture, ainsi que l'équipage de L'Echappée Belle, voilier franà§ais arrivé directement de Halifax. Encore une journée " difficile " : repas pantagruélique, balade, et diner à bord de l'Echappée Belle. Difficile de quitter une île où l'on est aussi bien accueilli...A Lagès, la mairie met gratuitement à la disposition des équipages de passage 2 machines à laver et sécher le linge. ..et comme ils ne font rien à moitié, même la lessive est fournie !...Que dire de plus, si ce n'est..." Multo obrigado ".... Lundi nous appareillons. Après quelques heures, le vérin du pilote entame... une cessation d'activité totale, et nous nous relayons à la barre jusqu'à l'arrivée à Horta mardi après midi. Le port est plein comme un oeuf et cela sent franchement la ville. Prélude du retour ? Avitaillement, plein d'eau, de gazole, démontage du vérin qui refonctionne sans que nous comprenions pourquoi (pas rassurant pour l'avenir !....). Dan arrive, ainsi que Cathy et Peter, puis l'Echappée Belle. Tous ensemble nous allons sacrifier au rituel d'un verre au Café Sport, lieu incontournable à Horta. (Nous ne verrons pas l'équipage de Kine, dommage !). Un autre soir, c'est Dan qui nous invite au restaurant : un régal ! Il nous reste juste le temps d'une autre escale avant de mettre le cap sur la France. Vendredi 14 juillet nous mettons le cap pour Vila das Velas sur l'île de Sào Jorge. Encore un endroit splendide( !) où nous ne pouvons hélas nous attarder. Samedi 15 juillet, il faut se décider à rentrer... ARKA ! lève l'ancre pour Capbreton.
Mercredi 21 juin 2000. A 12H : 33°37' N - 49°55' W . vent
SW 18/24 nds.
3H15'. Quelques gouttes de pluie qui se transforment vite en déluge. Le vent
monte à 25 nds. Sous grand voile haute et spi, ARKA ! encaisse
et fonce dans la nuit en deux tons. Noire vers le ciel,
blanchâtre sur la mer labourée par la pluie. Dérive
arrière complètement basse et tiré par le spi qui tente de lui
échapper, ARKA ! reste imperturbablement sur son cap, sans aucune velléité
de départ au lof. Sur l'avant, la visibilité se limite aux deux gerbes
d'écume qui encadrent l'étrave, et la masse sombre du spi. Observé depuis
l'abri du taud de soleil devenu parapluie, l'impression est somme toute
agréable ! Peu après le nuage nous quitte en laissant un vent de 10/14 nds.
Le Rat réveillée par tout ce remue ménage se rendort. Dans la matinée
Eole reprenant de la vigueur s'établit 24/26 nds de SW. Le vieux
spi que nous tenons tout de même à ménager regagne la
soute à voiles, et nous poursuivons sous génois
tangonné. Le restant de la journée est ponctué de grains. Dans la nuit
un gros orage accompagné d'une pyrotechnie performante et 36 nds de vent
vient croiser notre route. Alors que les heures de quart pesaient
sur les paupières du Rat, elle est pour le coup bien
éveillée lorsqu'elle m'appelle pour mon tour !
Jeudi 22 juin 00. A 12H : 34°19' N - 46°51' W. vent NW
12/15 nds.
Vendredi 23 juin 00. A 12H : 35°03' N - 44°37' W . vent E 3/5 nds.
Samedi 24 juin 00. A 12H : 35°47' N - 42°43' W. vent SE 8/9 nds.
Tôt ce jeudi matin, rotation du vent au NW et mollissement. Ris largué et
vent de travers, ARKA ! fonce toute la journée vers les Açores
en chevauchant une longue houle d'Ouest. A la nuit,
nouvelle rotation au Nord, puis NE où Eole décide de
s'endormir. Moteur ! La température est nettement plus fraîche que
ces jours derniers, le climat change… Alors que nous n'en sommes qu'au petit
déjeuner, le menu de midi se profile sous la forme d'un beau thon. 9H30 :
Eole se lève paresseusement du SE, et nous mettons à la voile. Aujourd'hui
nous nous rapprochons un peu plus de l'Europe en changeant d'heure.
Le vent hésitant à plusieurs reprises entre NE et SE,
l'après-midi est ponctuée de manœuvres. Lors de l'une
d'entre elles, en voulant prendre la barre, nous nous
apercevons d'une nouvelle défaillance du vérin : dès que le pilote
est débranché, il se bloque et interdit de barrer le bateau en manuel…
seule solution pour ce faire, le désaccoupler du safran. Mieux
vaut nous en être aperçu dans des conditions maniables !
En attendant, il barre à peu près, et tant mieux car
nous n'avons pas à bord de by-pass de rechange… 2H du
matin, le vent très instable diminue encore, et Mr Perkins prend le relais
jusqu'au réveil d'Eole à la même heure qu'hier et toujours du SE. Journée
de voile plaisir : avec 8/9 nds de vent réel, ARKA ! au bon plein avance
à 5,8 nds de moyenne ! lente rotation au Sud le soir.
Dimanche 25 juin 00 . A 12H : 36°31' N - 40°09' W. vent W
10/14 nds.
Eole est bien indécis… SW ? NW ?… ou W ? toute la journée
les changements sont incessants et nous manœuvrons
beaucoup. Tangonner… détangonner… re-tangonner, le
tout sous un temps gris et pluvieux. Entre deux exercices sur
la plage avant, Le Rat lance un atelier conserve de thon et 3 bocaux de plus
viennent lester la cale. A la tombée de la nuit, lors d'une manœuvre à
l'avant, nous sommes attaqués par une escadrille de calamars
tagueurs : 5 de ces zigotos maladroits atterrissent dans
nos jambes, et expriment à l'encre noire sur le pont leur
mécontentement, ce qui leur vaut d'être immédiatement renvoyés
dans leur foyer. Les nuages se dispersent puis désertent le ciel au profit
des étoiles - nuit splendide.
Lundi 26 juin 00. A 12H : 37°18' N - 37°36' W. vent NW
11/15 nds
Mardi 27 juin 00. A 12H : 38°02' N - 35°20' W . vent SW 7/9 nds.
Fin de nuit pluvieuse et agitée par de nombreux grains dans lesquels le
vent monte à 28/30 nds. Pas mal de manœuvres aussi.
Enfin, vers 05H, le NW l'emporte, et Eole y restera
jusqu'au soir… ouf ! Dans la matinée nous croisons un
porte containers américain, le " Prince of Wawes " immatriculé à
Nassau. Nos routes sont inverses, et nous passons suffisamment
près pour échanger un bonjour de la main avec l'officier
de quart sur la passerelle… mieux vaut veiller. Vers 22H
le vent tombe à 5 nds. Deux houles se disputent ce coin
d'océan et secouent fermement le gréement, ce qui nous décide à rouler
le génois, border plat la grand voile et poursuivre au moteur. De bon matin
nous pêchons une petite bonite 4 portions - parfait ! - Le baromètre amorce
une descente, des cirrus apparaissent dans le ciel, le vent s'oriente au
SW et force régulièrement. Sous grand voile haute et génois tangonné, ARKA!
accélère.
Mercredi 28 juin 00. A 12H : 38° 57' N - 32°25' W. vent
SW 35 nds.
De 25 nds au petit déjeuner, le vent passe à 30 nds. Si cela continue, nous
arriverons ce soir, et dans ce cas, autant que ce soit le plus
tôt possible. Alors nous gardons la grand voile haute et
le génois tangonné à la 2ème marque. A midi le vent
s'établit à 35 nds et nous prenons un ris. Non pas que la
situation l'exige, mais notre peu de confiance dans le vérin du pilote nous
incite à lever un peu le pied et poursuivre, " pépère " à 8,5 nds
!… A l'heure du thé, dans un grain de pluie, le front
passe, et le vent tourne à l'ouest puis NW en
faiblissant. 19H20 : Terre en vue. En même temps les 3
éclats du puissant phare de Ponta Das Lajes déjà
allumé, confirment notre position . Près du port, voiles affalées,
nous dérivons lentement dans la nuit pendant que je désaccouple le vérin
du safran afin de pouvoir barrer pour la manœuvre de mouillage. Une ½ heure
après, l'ancre tombe par 12m d'eau à l'abri de la jetée, 16 jours et 9
heures après le départ des Antilles. Bravo
ARKA !
Réception n°50 du 25 Juin 9h : Traversée des Antilles vers les Açores.
Finalement ce n'est que lundi 12 juin que nous appareillons. Non pas que Marigot soit parvenu à nous séduire, mais plus prosaïquement le contacteur à clé du moteur qui nous a lâché samedi soir… Une chance que ce soit avant le départ, car nous ne savons, ni l'un ni l'autre faire démarrer cet engin sans la clé! Dès 8h, lundi matin, nous arrivons à l'enseigne Perkins au bord du chenal qui donne accès au lagon. Sur le quai, 3 hommes attendent près d'un moteur. " C'est fermé " annoncent-ils en cœur… et devant nos airs surpris, l'un d'eux ajoute " aujourd'hui c'est férié partout ", ce qui ne fait qu'ajouter à notre étonnement …Les jours fériés, voilà belle lurette que nous avons oublié jusqu'à leur existence ! Attendant là exceptionnellement un client pour ce moteur, ils nous questionnent sur les symptômes de la panne. Puis l'un d'eux va dénicher sur une étagère le dernier contacteur à clé de leur stock et nous le tend. " Allez l'essayer, nous sommes là encore une heure… "dit-il. Quel plaisir de rencontrer des gens agréables. Voilà qui relève un peu notre sentiment sur St Martin… Les derniers courriers sont postés, le contacteur est changé, l'annexe et son moteur sont rincés à l'eau douce, séchés et rangés. Tout est paré, et nous levons l'ancre en fin de matinée. Cap au NE, au près, St Martin disparaît rapidement dans la brume de chaleur. Curieusement sa voisine Anguilla, pourtant très basse, reste bien visible en contre jour. Les casiers et filets de pêche sont très nombreux sur le plateau au Nord des îles, ce qui va nous donner l'occasion d'un dernier bain tropical pour libérer les trois flotteurs de l'un d'eux, coincés sous la coque, dans le puits de dérive ! Enfin l'horizon est libre, et plus rien ne sépare le bleu de la mer du bleu du ciel.
Mardi 13 juin. A 12H : 19°50' N - 61°36' W . vent E 10/12
nds.
Mercredi 14 juin. A 12H : 21°56' N - 60°32' W. vent E 10/14 nds
Jeudi 15 juin . A 12H : 23°48' N - 59°22' W. vent E 8/12 nds.
Vendredi 16 juin. A 12H : 25°44' N - 57°43' W. vent E/SE 10/12 nds
Quatre journées tranquilles avec grand soleil, clair de lune et vent un peu
plus fort la nuit. Au rythme des quarts, nous nous installons
confortablement dans la routine d'une navigation facile au large.
Peu de manœuvres, si ce n'est réduire un peu le génois
quand le vent monte le soir. Les nuits sont splendides, et
l'étoile polaire est maintenant bien visible. A part un
numéro de dauphins sauteurs, rien à signaler…
Samedi 17 juin. A 12H : 27°38' N - 56°13' W . vent SE 4/5
nds.
Dimanche 18 juin. A 12H : 29°09' N - 54°41' W. vent nul.
Lundi 19 juin. A 12H : 30°44' N - 53°13' W. vent nul
Lentement la brise à tourné au SE en faiblissant. Malgré tout nous continuons
à bien avancer, et avec seulement 4/5 nds de vent, ARKA ! glisse
à 3,5 nds sans heurts. A l'heure de la sieste Eole en
profite pour s'éclipser totalement, et Mr Perkins
toujours en forme prend le relais. Dans la nuit de samedi
à dimanche, vers 3h, un grain de pluie poussé par 17/18 nds de vent vient
nous rafraîchir et nous faire faire un peu de voile. Oh, pas longtemps, quelques
minutes, car sitôt la voilure établie, le vent s'évanouit ! Dans l'après-midi,
discussion radio sympathique avec l'officier de quart d'un cargo
américain en route pour Gibraltar. Il s'enquiert de nos besoins éventuels
en eau ou carburant, ce qui est d'autant plus gentil que rares sont les
cargos qui répondent lorsque nous les appelons en VHF. Lundi, le moteur ronronne
toujours à 1300 tours, ce qui suffit pour faire progresser ARKA ! à un
plus de 5 nds sur mer calme. A ce régime là il n'est pas trop bruyant et
sobre comme un chameau ce qui nous procure une bonne autonomie.
Mr Perkins est peu exigeant, et moyennant un arrêt
journalier de 20 minutes pour vérification du niveau
d'huile, il affronte vaillament le vaste anticyclone mou
qui s'étend sur l'océan. Le soleil est réellement brûlant, mais là aussi
nous avons une parade… Ah ! Francine, si vous saviez comme nous
sommes bien à l'ombre du taud pour lequel vous avez tant
suée ! Ainsi abrité le cockpit redevient l'endroit le
plus fréquenté du bord, tour à tour salon de lecture, salle
à manger ou bien poste de veille. La ligne de pêche se tend. Le bruit de
crécelle du moulinet qui se dévide nous sort de notre torpeur, et une belle
coryphène " quatre portions - plat unique " rejoint la cuisine juste
à temps pour faire partie du dîner - pris en terrasse,
évidemment ! Une vraie traversée cargo !…
Mardi 20 juin. A 12H : 32°12' N - 51°39' W . vent W 5/7
nds.
1H30 du matin, toujours au moteur. La lune toute ronde brille
dans un ciel habité par de rares nuages qui projettent
une ombre noire sur la mer. Une gerbe d'écume insolite
dans ce calme m'attire à l'avant du bateau : 3 dauphins
nous escortent, et jouent à tour de rôle à qui nagera le plus près devant
l'étrave. Et, en attendant, quand l'impatience les gagnent, ils sautent
! Depuis combien de temps sont-ils là ? Sont-ils venus annoncer le vent
? Mystère … Peu après leur visite, une petite brise se lève. Oh, discrète,
pas plus de 3 / 4 nds, mais de l'ouest, ce qui confirme que nous sortons
de l'emprise de l'anticyclone. Déjà hier soir la pression moyenne commençait
à redescendre. Avec un peu de chance, Mr Perkins va bientôt quitter
son quart, et ARKA ! retrouver ses voiles. 9H, poussé par
un vent d'ouest de 5 /7 nds, ARKA ! se déhale sous spi à 3,5 nds.
Hum … c'est bon le silence ! Peu après, un espadon de
bonne taille mord à la ligne, et en quelques bons énergiques
se libère tout seul. Tant mieux, il était vraiment gros (probablement
plus de 1,5m) et nous ne saurions quoi en faire. Un quatre ou cinq
portions d'accord, mais un modèle " collectivité " , c'est trop ! En
fin d'après midi, une voile apparaît sur l'avant bâbord
et nous prenons contact en VHF. C'est un Rêves
d'Antilles, " Kine " parti deux jours avant nous de Marigot,
en route pour Horta. Ils sont trois à bord, et après avoir fait 3 jours
de moteur qui ont bien entamés leur réserve de carburant, ils poursuivent
à la voile. Ils n'ont pas de spi (" débarqué " nous disent-ils)
et dans ces conditions la différence de
vitesse entre nos 2 bateaux est réellement importante. A
la tombée de la nuit " Kine " est sur l'arrière, et ARKA ! ouvre
la route. Rendez-vous à Horta, au café sport, chez Peter pour faire connaissance
devant un verre.
Réception n°49 du 12 Juin 12h : Escale Antillaise : du 16 mai au 10 juin 2000
Vendredi 2 Juin, après une dernière balade à terre, nous rallions Deshaies (au N de la Basse Terre) où Maryse qui travaillait encore hier et aujourd'hui, nous rejoint. Samedi, les 45 milles qui nous séparent d'Antigua sont avalés rapidement. ARKA ! mouillé à l'entrée du repaire de Nelson, nous allons à terre remplir les formalités d'entrée. Le policier est pour le moins peu aimable, et franchement déplaisant. Heureusement il n'est pas encore assez obèse pour masquer le site de Nelson Dockyard, qui lui est superbement entretenu. Le préposé du port, chargé de collecter " la taxe " est quand à lui sympathique. Ce qui aide à faire passer la pilule : 34 dollar US pour une nuit au mouillage, sans aucun service, avec un voilier de 13m et 4 personnes à bord… pas mal, non ? Dimanche matin nous appareillons pour Barbuda. En route nous pêchons un barracuda, à la mâchoire bien arrimée, puis un petit thon qui figurera au menu du soir. Le barracuda, quand à lui, n'est pas consommé dans cette partie des Antilles, car souvent toxique, et repart donc à l'eau. A l'heure du thé, nous mouillons sur la côte Est de Barbuda, face à une splendide et interminable plage de sable clair. La mer hésite entre le turquoise et l'émeraude… Personne. L'endroit est assez sauvage et semble peu fréquenté, car un peu à l'écart de la route classique vers les îles " du Nord ". De l'autre côté de la plage, s'étend une immense lagune. Dans le lointain, quelques constructions peu visibles balisent Codrington, la ville principale de l'île. Quelle paix ! Le lendemain matin nous partons à pied le long de la plage, en direction du petit port de Barbuda, à quelques kilomètres, où est censé se trouver le bureau de douane où nous devons nous rendre. En fait, il se trouve… en ville, où nous arrivons assoiffés un bon moment après ! Trouver le bureau de douane, que rien ne distingue des autres maisons demande un peu de temps. Le douanier, en tee shirt et bermuda, bob vissé sur le crâne est jeune, aimable. Les papiers terminés, il me demande 10 dollars US, sans explication. Un peu agacé, je lui répond que je n'ai pas de dollar, et afin de le convaincre de ma bonne foi, propose de régler avec ma carte de crédit… Sans insister, il renonce à " la taxe " disant que ce n'est pas grave, et nous indique le bureau de police où nous devons nous rendre pour " l'indispensable sortie du territoire ". Je m'y rend pendant que Le Rat, Maryse et Claude se mettent en quête d'une bouteille d'eau bien fraîche. Derrière une sorte de comptoir, trône une énorme femme policier en uniforme. Elle est… fort peu aimable, et après s'être enquit d'un mouvement de tête du pourquoi de ma présence, elle hurle dans un anglais incompréhensible pour se faire entendre de ses collègues dans tout le bâtiment. Puis elle me dit plus doucement quelque chose que je ne comprends pas, et lui fait répéter 3 fois pour qu'enfin elle fasse l'effort d'articuler. Son collègue va venir, et effectivement, peu après, arrive un homme en short , tee-shirt et sandalettes. Dire que j'ai pris la peine de mettre un pantalon pour ne pas les choquer ! Les formalités sont vite expédiées, et sur ma demande, le cachet de sortie est bien apposé sur les passeports. Il était pressé de retourner à ses, et ne trouvai pas cela nécessaire. En taxi nous regagnons le bord de mer, et flânons sur la plage en ramassant des coquillages avant de regagner ARKA ! Mardi matin nous hissons les voiles de bonne heure pour St Barthélémy où Claude et Maryse doivent prendre l'avion à 17H. Sous spi, dans un vent oscillant entre 18 et 25 nds, ARKA ! fonce, et à 14H nous sommes mouillés dans l'anse de Corrosol près du port de Gustavia. En route, nousavons pris une bonite sportive qu'ils vont emporter dans leurs bagages pour essayer à leur tour de faire des conserves… Le rat fait des émules ! Après leur départ, une courte balade à terre nous donne le ton : le nombre de boutiques de luxe n'a rien à envier aux quartiers chics de Paris ! Retournés à bord, - qu'est-ce que l'on y est bien ! - nous décidons de partir dès demain pour St Martin. Mercredi 7 Juin. Après un solide petit déjeuner " à la terrasse ", nous mettons à la voile. Le spi reste dans la soute, et nous naviguons à 5/6 nds pour pêcher tranquillement. (remonter une bonite à 9 nds comme hier, n'est pas vraiment " reposant "). Sur 5 touches, nous remontons 3 poissons. 2 thons qui vont être mis en bocaux, et un gros pagre jaune que nous rejetons alors qu'il est encore vivant, en raison du risque de toxicité. La ciguatéra est une réalité, et nous ne tenons pas à expérimenter une seconde fois la gratte ou " intoxication poisson ". En début d'après midi nous mouillons dans la baie de Marigot. Il y a beaucoup de bateaux et le plan d'eau est assez animé. C'est là que nous allons finir de nous préparer pour la traversée vers les Açores. Après 3 jours passés ici, nous ne voyons strictement aucun intérêt à l'endroit autre que le carburant détaxé (ainsi que le tabac pour les fumeurs). L'ambiance est … spéciale. Les nombreux magasins de luxe côtoient les épaves humaines : la drogue fait des ravages et s'achète plus facilement et à meilleur prix que le fromage blanc… Et d'une manière générale les gens sont aussi sympathiques que les policiers d'Antigua et Barbuda ! Nous comptons sur les doigts d'une main les gens aimables croisés en ville et dans les commerces !… Les shipchandlers sont bien achalandés, cela peut servir lorsqu'on voyage en bateau… ARKA ! est prêt. Le journal de bord est enfin à jour. Demain nous irons tenter un mouillage tranquille, et si il ne nous convient pas, nous mettrons le cap au large, et là , c'est sûr, " on sera bien ! "
Réception n°48 du 12 Juin 12h : Escale Antillaise du 16 mai au 10 juin 2000
Marie Galante… le nom est à lui seul une invitation ! St Louis est toujours aussi calme, même si au fil des années les bateaux assurant la navette avec la Guadeloupe sont plus nombreux. En débarquant, les voyageurs défilent toujoursdevant le poilu statufié qui veille à l'enracinement du quai, et rappelle que même ici, dans ce coin de France perdu, la guerre est venue prélever son " quota " de victimes. Dans les rues, l'animation est mesurée, proportionnelle à l'ardeur du soleil. ARKA ! est mouillé un peu à l'écart des quelques voiliers présents, face à la route qui longe la mer en direction de Vieux Fort. Les jours passent paisibles… Nous avons retrouvé avec plaisir Jean-Luc et Nathalie qui ont crée voici plus de 10 ans, le club de plongée Man' Balaou - un site à retenir : manbalaou.mgalante@wanadoo.fr et un tél : (05 90) 97 75 24 ou 97 17 94 - En leur compagnie, nous passons de bons moments, et ils nous invitent à dîner dans un restaurant " local "qui fait " chodage " tous les vendredi soir. C'est une sorte de pot au feu à la mode du pays, qui change agréablement les gourmands que nous sommes. Claude, un ami qui vit en Guadeloupe depuis plusieurs années vient passer le week-end à bord, et le temps passe… encore plus vite ! Dommage que Maryse, sa femme, travaillant dimanche, n'ait pas pu venir . ARKA ! a bien besoin d'être caréné. Renseignements pris, nous avons décidé de le faire au chantier Lemaire à Pointe à Pitre, rendez-vous vendredi prochain. En attendant, après 7 jours à St Louis, nous levons l'ancre pour une courte traversée qui nous mène à Petite Terre, située entre Marie Galante et la Désirade. Protégé par une barrière de corail, le mouillage entre les 2 îlets est splendide… et de plus en plus fréquenté ! Sur la plage de Terre de bas, les cocotiers fraîchement plantés s'alignent au cordeau. Leur ombre est la bienvenue pour accueillir les vacanciers débarqués de 2 ou 3 bateaux de charter qui viennent ici quotidiennement. Qui n'a pas rêvé de l'île déserte ? Un peu plus loin le splendide phare en pierres de taille fait moins recette : il faut marcher un peu, et sous le soleil… Ce vénérable monument mérite pourtant que l'on s'en approche pour l'apprécier de près, car c'est l'un des plus anciens phares du " nouveau monde ". En chemin on croise de très nombreux iguanes, qui prospèrent allègrement depuis que ces îlots et les eaux qui les entourent sont classés Parc Naturel -chasse, pêche, cueillette sont interdits - Cela n'empêche nullement les pêcheurs Antillais de venir la nuit pêcher à la lampe sur le récif. D'autres se sentent si peu concernés par cette protection, qu'ils viennent carrément le jour sur leurs saintoises et chassent tout ce qu'ils peuvent au fusil sous-marin.. . L'interdiction n'est peut-être valable que pour les touristes ! … Jeudi après midi nous levons l'ancre, et rallions pointe à Pitre sous spi en peu de temps. Nous nous amarrons sur un corps mort face aux docks flottants du chantier. Vendredi matin de bonne heure, l'un des docks est immergé, et nous y engageons ARKA ! Le personnel du chantier est bien rodé. En peu de temps il se retrouve correctement amarré, bien posé sur des cales qui positionnent la coque à une hauteur idéale pour travailler… et au sec ! Sérieux et gentillesse semblent faire bon ménage ici. Bien secondé par son fils, Mr Bernard Lemaire veille à tout, et nous n'avons que des compliments à leur faire. Dès samedi soir nous avons terminé les peintures, et ARKA ! arbore une livrée sous-marine bleue du plus bel effet ! Dimanche midi, nous allons déjeuner chez Mme Vulgaire, la maman de Maryse. A l'occasion de la fête des mères elle a tenu à nous inviter… Mme Vulgaire, outre sa gentillesse, est un personnage extraordinaire. Cuisinière de son état, elle fait partie de la confrérie des cuisinières traditionnelles de Guadeloupe. L'association qui regroupe environ 250 membres, a pour but de maintenir les traditions culinaires locales, et d'en donner le goût aux jeunes. Mme Vulgaire prépare seule des repas pour 200, 300, 400, voir 6 ou 700 personnes… Le tout dans sa cuisine d'appartement qui, il est vrai, déborde un peu sur le salon ! La voir à l'œuvre est tout simplement impressionnant. Quand à la fête annuelle de l'association, ce doit être quelque chose ! (en Août, je crois ?). La Guadeloupe recèle bien d'autres trésors que le cliché du cocotier alangui sur une plage. Encore un exemple ? Le Carnaval ne se fête pas qu'à Rio. Ici, il y a plus de 200 groupes comme " Point d'Interrogation " (ou sévissent Claude et Maryse), qui préparent la fête et défilent en musique le dimanche dans Pointe à Pitre. Et cela dure… 2 mois ! ! Autres retrouvailles, notre ami Guy est avec son bateau " Apache " dans la marina de Bas du Fort. Nous étions allés ensemble avec ARKA ! toucher les glaces au Nord de l'Islande. Se retrouver sous le soleil, ce n'est pas mal aussi, d'autant plus que nous avons beaucoup de choses à nous raconter ! Mardi, il nous emmène en voiture à l'aéroport récupérer le hauban que nous devons changer. (Merci, Jean !). Mercredi soir, hormis le plein de gasoil que nous ferons à St Martin juste avant de partir pour les Açores, ARKA ! est fin prêt. Claude et Maryse qui ont pu se libérer quelques jours vont nous accompagner jusqu'à St Barthélémy. Partis Jeudi à 10H40, nous sommes mouillés à 14H dans la rade du Bourg sur Terre de Haut, aux Saintes. Traversée rapide. Avec ce carénage ARKA ! a retrouvé sa vélocité, et nous avons gagné un bon nœud de vitesse moyenne. Le paysage est toujours aussi beau, et quel plaisir d'être là avec ARKA ! Fort Napoléon domine le mouillage au Nord, et j'ai une pensée particulière pour l'un de mes " ancêtres ", Auguste Blandelait, qui a passé plusieurs années en garnison ici, dans ce fort… " Salut, grand papa ! "
Réception n°47 du 20 mai 23h : jdb du 13 au 16 Mai
Samedi 13 mai 00 A 12H30 : 11°58,2 N - 54°50,5 W vent E
14/16 nds.
L'oiseau venu se percher hier soir sur l'antenne radar est toujours là au
lever du jour. De taille moyenne, noir, le bec fin, pointu et
allongé, il s'agrippe dans les coups de roulis, et semble
se complaire sur son perchoir. Vers 8H il s'envole en nous
laissant un peu de guano sur le pont. Ingrat !!! La pêche
ne donne rien. Dans la cuisine, l'odeur de brioche chaude embaume et stimule
gentiment nos papilles gustatives. Faute de poisson...
Dimanche 14 mai 00 A 12H : 13°19,1 N - 57°02,7 W vent
E/SE 12/17 nds .
Journée calme. Probablement pour nous distraire un peu de cette
tranquillité, le vérin du pilote automatique tombe à
nouveau en panne. Nous commençons à connaître un peu
ses faiblesses et soupçonnons les charbons : exact ! Cette fois-çi,
ils n'ont tenu que 5200 milles... c'est très loin du tour du monde annoncé
par LS, le fabricant! Heureusement il nous en reste un jeu
! combien de milles va-t-on faire avec ces derniers ? Les
paris sont lancés ... En attendant le pilote fonctionne et
c'est le principal ...
Lundi 15 mai 00 A 12H : 14°28,5 N - 59°26,5 W vent E/SE
14/18 nds.
Mardi 16 mai 00 A 13H15 :
Mouillage devant Saint-Louis à Marie-Galante Encore
une journée calme. La nuit amène des grains de pluie, et un vent variable
jusqu'au matin. A 8H40, Marie Galante est en vue à 22 milles devant l'étrave.
Puis ce sont les hauts sommets de la Dominique qui sortent des nuages
sur bâbord. Alors que nous passons devant Grand Bourg, Les Saintes apparaissent
à leur tour. Toujours sous voile, nous doublons le terminal sucrier
de la pointe de Folle Anse, et allons mouiller devant St Louis, près de
"Université Folle Anse", le bateau du club de plongée Man.Balaou
crée par nos copains Jean-Luc et Ziton que nous avons
hâte de revoir
NB. Pour être prévenu par e-mail d'une mise à jour du livre de bord de Josette et Didier, nous envoyer un e-mail par la rubrique Nous écrire